( AFP / LOIC VENANCE )
L'emblématique fabricant de vélos, Cycles Lapierre, fondé en 1946 à Dijon, a annoncé jeudi avoir demandé son placement en redressement judiciaire après le déclenchement d'une procédure équivalente de sa maison-mère, le néerlandais Accell.
La demande a été déposée mercredi auprès du tribunal de commerce de Dijon, qui l'étudiera le 25 août, ont précisé les Cycles Lapierre dans un communiqué.
"Nous ne déposons pas cette demande pour renoncer", a assuré dans le texte William Perrier, directeur général, mais pour "se donner le temps de faire entrer un investisseur capable de soutenir durablement l'entreprise".
"La disparition du soutien financier du Groupe Accell oblige désormais (l'entreprise) à construire seule son avenir", ajoute le communiqué, au lendemain du placement en cessation de paiements d'Accell, premier fabricant européen de vélos (marques Raleigh, Winora, Haibike...).
"Si le tribunal ouvre la procédure, la période d'observation donnera à Cycles Lapierre le temps nécessaire pour poursuivre son activité, consolider son plan de redressement et faire entrer un investisseur capable de financer durablement son avenir", a ajouté M. Perrier, disant vouloir "préserver le maximum des 106 emplois".
"Durement touché" par les années Covid et la pression internationale sur les prix, Lapierre a récemment entamé un plan de réduction des coûts qui lui a permis de réduire de 41% sa perte d’exploitation entre 2024 et 2025.
"Les premiers mois de 2026 ont également fait apparaître des premiers signes d'amélioration opérationnelle, notamment sur les marges", assure-t-il.
"Le redressement opérationnel a commencé" mais "ces progrès ne suffisent pas encore à restaurer la trésorerie", confesse l'entreprise.
Fondée à Dijon en 1946, Cycles Lapierre a réalisé 99,1 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025.
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